La psychologie
Introduction
Sommaire
I. Emergence de la pensée psychologique
1. Préhistoire de la psychologie européenne
1.1 Victor de l’Aveyron
1.2 Essor du magnétisme, de l'hypnose et de la phrénologie
2. Cartographie des pensées dominantes au 19e siècle
2.1 La pensée philosophique
2.2 La grande réforme de la psychiatrie par Pinel
2.3 La justice
3. L’histoire
3.1 Spiritualisme
3.2 Positivisme et méthode expérimentale
II. Différents champs de pratiques et de recherche en psychologie
III. Place de la psychologie dans l'horizon des sciences humaines aujourd'hui
Eléments de contenu
Introduction
La psychologie est une discipline scientifique associée aux sciences humaines et sociales. Etymologiquement, psychologie (du grec, psyché, âme, et logos, discours) signifie "étude de l'âme" - nous dirions aujourd'hui du psychisme humain, c'est-à-dire ce qui concerne l'esprit et la pensée, la cognition et l'affectivité.
Ainsi, le psychologue est un professionnel du soin psychique. Il reçoit ce titre à l'issue d'une formation universitaire de cinq ans. Ses missions sont de décrire, comprendre, prévoir, modifier (soigner, intervenir) le fonctionnement psychique. Ses pratiques se déploient dans de nombreux secteurs ; il peut notamment être thérapeute, consultant, formateur, expert judiciaire ou, dans le cadre universitaire, dédié à des fonctions de recherche et d'enseignement. Il est important de le différencier du psychiatre, qui a reçu une formation de médecin avec une spécialisation en psychiatrie., du psychanalyste et du psychothérapeute.
Le champ de la psychologie recoupe de nombreux objets mais aussi une pluralité de méthodes inscrits dans divers espaces sous-disciplinaires. Tout cela peut donner un sentiment d’éclatement à cette discipline et en rendre l'appréhension difficile. C'est pourquoi un recours à l'histoire apparait intéressant pour mieux saisir les contours de la psychologie et repérer, par delà leurs différences, ce que les psychologues ont en commun.
I. Emergence de la pensée psychologique
Le 1er doctorat de psychologie est soutenu en 1856. C'est un marqueur : un nouvel objet scientifique est né ; voyons lequel et comment ?
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La préhistoire de la psychologie européenne
1.1 Victor de l’Aveyron
En 1798, dans le Tarn, une femme aperçoit un animal bizarre. Les hommes du village finissent par le capturer : c’est un enfant sauvage. Il ne parle pas, hurle, mord. Il a environ 16 ans, on l’appelle Victor, on le met en asile. Il sera pris en charge par le docteur Itard qui fait des expériences, tente de le faire progresser. Il réussit pendant un temps puis Victor n’évolue plus.
Cf. Film de Truffaut F. , 1969, L'enfant sauvage.
Victor déchaine les débats philosophiques : quel est cet humain non humain ? L’humanité est-elle liée à un patrimoine génétique, à une forme ou bien à autre chose ? Début 20e siècle, Lucien Malson, dans son livre Les enfants sauvages, défendra les hypothèses du culturalisme. Pour lui, les notions de nature humaine ou d'instinct ne sont lus défendables et la notion de culture devient un concept fondamental pour expliquer les comportements des individus et les différences entre les peuples.
Ça ouvre à des nouvelles questions liées à l’éducatif, au social ou bien davantage au cognitif avec les théories de l’apprentissage.
En effet, il est alors établi que la culture est transmise par l’intermédiaire de l’apprentissage où l’enfant, dépendant et inachevé à la naissance, observe et imite son environnement social. L’éducation est donc à l’origine des principaux modes de différentiation des comportements, des relations sociales, des réactions à un certain nombre de situations…Eduquer, c’est permettre à un enfant d’accéder à un bain culturel.
Cette idéologie du bain n'est bien sûr pas exsangue de critiques et plus tard d'autres recherches poursuivront ces débats sur la part d'universel, d'invariants (= constantes sociales humaines) dans l'expérience culturelle. (voir par exemple Lévi Strauss avec exigence de règles, vœu de réciprocité et mouvement oblatif).
En parallèle de ces questions éducatives, anthropologiques, sociologiques émergera un autre champ, celui de la psychologie car le docteur Itard n’essaie pas tant de comprendre Victor que d’agir. Sa question est plutôt : comment faire pour accompagner ce jeune homme qui évolue dans une réalité si différente ? Comment rester à ses côtés malgré les émotions puissantes qu'il déclenche ?
1.2 Essor du magnétisme, de l'hypnose et de la phrénologie
A la même époque, fin du 18e siècle, Mesmer imagine que l’on peut définir l’autre par son rapport au cosmos. « Il existe un fluide universel vivifiant toute nature. Chaque individu appartient à ce gigantesque fluide animal. Il n’existe aucun vide et les corps s’influencent mutuellement les uns les autres selon des lois précises. Si on manipule le magnétisme animal de ces corps on peut les modifier. Par l’aimantation et l’électricité, on peut donc guérir les malades des nerfs, diriger leurs crises et s’en rendre maitres »
Il développe le magnétisme. En pratique, aidé par un jésuite qui découvre l’aimantation, il pense pouvoir calmer des crises en mettant des aimants sur le corps d’un individu. Au début, c’est un succès ; Mesmer essaie de détendre les gens car pour lui s’il y a crise, c’est qu’il y a blocage de fluide, il appelle ça un traumatisme, il provoque donc une remise en circulation. C’est une première thérapeutique, visant à diminuer une souffrance qui n’est pas médicale., toujours utilisée par certains aujourd'hui.
Cette théorie est reprise par Puységur qui, lui, utilise le sommeil pour soigner. Peu de temps après c’est le début de l’hypnose, qui sera utilisée plus tard par Freud et est encore la base de certaines thérapies.
D'autre part, la physionomie, art de connaître un individu par la morphologie des traits de son visage, aujourd’hui appelée psychomorphologie, est lancée par Lavater en 1775, cette activité pseudoscientifique est fort critiquée mais admise.
La phrénologie, lancée par Gall en 1795, reste importante jusqu’en 1920. Dans les deux cas, l’idée est que des caractéristiques psychologiques (attitudes, aptitudes, …) se retrouveront sur le corps.
Le 19e siècle marque une grande hésitation entre fond et forme, dedans et dehors. Ces tentatives qui peuvent apparaître aujourd'hui farfelues, illustrent pourtant bien l'émergence d'un intérêt accru, à cette époque, en marge des disciplines constituées, de faire parler une "autre réalité" du sujet.
2. Cartographie des pensées dominantes au 19e siècle
2.1 La pensée philosophique
La philosophie n’a cessé d’évoluer au cours des siècles et ces évolutions furent propices, au 19e siècle, à l’émergence de la psychologie. Bien sur, il n’est pas possible d’expliquer toute cette épistémologie en quelques mots au risque de trop la simplifier. Retenons toutefois trois grandes directions de la pensée philosophique qui furent décisives pour que naisse la psychologie.
- La question du doute et l'émergence du sujet - Descartes
Au XVIIème siècle, la question de la vérité était cruciale car si la science se développait la philosophie scolastique, alors dominante, n’était plus considérée satisfaisante. René Descartes va opérer une révolution philosophique, fondant la philosophie moderne, ou philosophie rationaliste, destinée à « atteindre le vrai de manière sûre ».
Selon lui, la raison, faculté de distinguer le vrai du faux, est échue en partage à tous, c'est l'universalisme cartésien. L'usage judicieux de ce bon sens, chose du monde la mieux partagée (parfois appelée lumière naturelle par Descartes), implique une méthode, soit un chemin, une route permettant d’atteindre la vérité.
La méthode rationnelle sera, dans ces conditions, constituées par un ensemble de règles, dont l’application conduit, avec certitude, au résultat. Le but de la connaissance étant de « nous rendre comme maître et possesseurs de la nature ». Il s’agit de suivre un ordre, c’est-à-dire de ramener les propositions obscures aux plus simples et de s’élever ensuite, par degrés, du plus simple au plus complexe, en s’appuyant toujours à la fois sur l’intuition rationnelle, la déduction et le doute cartésien.
- Nous ne connaissons pas les choses en elles-mêmes, mais seulement nos représentations - Kant
Dans ce sillage l'école philosophique de l'idéalisme affirme que la seule psychologie possible est donc celle des concepts.
Fichte développe ainsi l'idée que "si la conscience est principe fondamental, la tâche de la philosophie est une description systématique de la conscience.
Schelling met en avant le rôle de l'inconscient.
Hegel exclut toute méthode empirique considérant la psychologie comme la réflexion spéculative de l'esprit sur lui-même dans une approche dialectique ou rationnelle, par opposition à la psychologie empiriste qui se développe en parallèle outre manche.
- Le sujet prend conscience de lui-même à travers ses perceptions - Locke et Condillac
Pour Locke, "la connaissance résulte de l'expérience de la réalité par les sens." Des idées simples de sensation et de réflexion font trace et se combinent entre elles en idées complexes, c'est l'empirisme.
David Hume (1711-1776) soutient que "la vraie science de l'homme est celle qui concerne non pas l'esprit lui-même mais ses opérations". Il divise les perceptions de l'esprit en deux classes, les impressions - du ressort de l'anatomie et de la physiologie - et les idées - du ressort de la métaphysique. Toutes nos idées ont pour condition préalable des impressions correspondantes et il s'établit des relations d'association entre elles selon trois loi : ressemblance, continuité dans le temps et l'espace, causalité, c'est l'associationisme.
David Hartley, médecin anglais, rassemble la théorie des vibrations de Newton à l'associationnisme de Locke et Hume pour penser l'impact du monde extérieur sur nos sens. Charles Bonnet, philosophe et naturaliste suisse élabore à la même époque une psychophysiologie fort semblable qui se développera en Allemagne.
Dans le prolongement de cette pensée John Stuart Mill affirmera en 1843 qu'une science des phénomènes mentaux est possible, la psychologie, même si elle ne sera jamais aussi exacte que la physique et Alexander Bain, considéré comme le premier psychologue de langue anglaise, étendra ces principes associationnistes de réduction du complexe à des éléments simples et à quelques lois de constructions à l'ensemble de la vie psychique.
Face à Victor, deux types de questions se posent. D'une part, le sauvage est-il un homme ? Qu’est-ce qu’implique cette idée de sauvagerie ? Et d'autre part, qu’est-ce que l’on fait de lui ? Comment devons nous le traiter ? La philosophie ne peut répondre sur une prise en charge de Victor. Il sort de son champ. On voit bien ici se différencier deux objets.
2.2 La grande réforme de la psychiatrie par Pinel
cf. Michel Foucault - Histoire de la folie à l’âge classique.
Jusqu’à l’âge baroque, le fou a une existence entièrement libre.
Puis, pendant âge classique, la folie, perçue comme un choix non éthique en faveur de la déraison, est liée à l’ordre moral. Pour les classiques le choix raison/déraison engage la volonté donc la responsabilité du sujet. Ainsi dès le début du 17e S., des hôpitaux généraux sont créés dans les anciennes léproseries. C'est la période du grand enfermement, très arbitraire, avec l'idée d’une honte, d’un déshonneur à cacher. Pourtant, dans le même temps, les insensés ont une place particulière ; on les montre comme des bêtes curieuses. Un modèle de l’animalité s’impose et ce sûrement en raison du symbolisme religieux lié à la folie.
Au 19e siècle, une nouvelle conscience morale s’indigne du traitement réservé jusqu’alors aux fous. Elle est portée notamment par Philippe Pinel et son traitement moral de la folie. Pour lui, il faut traiter les fous comme des malades et non comme des coupables. Naissent alors une nouvelle profession, les aliénistes, et un nouvel objet, le soin.
A l’époque on définit les maladies de l’esprit comme des maladies sans fièvres ni lésions. La classification des maladies mentales devient un champ scientifique : la nosographie. Cela pose une question cruciale : quelle est la place de l’organique et du psychique dans la maladie mentale. On initie de nouveaux traitements par la parole et les objets : balançoires pour les hystériques, harmonica pour les nerveux, bains surprises pour les mélancoliques puis viendra la camisole.
C’est grâce à l’enfermement des fous que les médecins ont pu commencer à s’en occuper. Dans le contexte de la médicalisation du traitement de la folie, cette dernière est perçue comme un dysfonctionnement organique et, en conséquence, change de nom : maladie mentale.
Cependant, pour Philippe Pinel, Victor n’est pas fou et ne peut donc être pris en charge par les aliénistes.
2.3 La justice
cf. Michel Foucault, Surveiller et punir
Au 19e siècle, des enquêtes sont menées dans les prisons et amènent une dénonciation des conditions de détention. On mélange les fous et les coupables, certains prisonniers sont attachés d’autres pas. Avec le souhait de sortir de l’arbitraire, on commence à penser les peines autrement.
Avant, avec l'enfermement sur lettre de cachet, certaines personnes passaient des dizaines d’années en prison sans jugement.
En 1810, le nouveau code pénal marque l'entrée dans le système moderne. L’institution judiciaire se transforme ; elle conserve sa fonction de protection de la société mais intègre tant bien que mal l’idée d’une prise en compte du sujet.
Aujourd’hui, l'institution carcérale est toujours confrontés à cette double fonction, mise en tension notamment dans la fonction de conseiller d'insertion et de probation. Cf. Dominique Lhuilier - L’univers carcéral, le choc pénitentiaire : vivre et survivre en prison
Cependant, Victor n’est pas criminel et ne peut donc être pris en charge par la justice.
Ainsi, en ce 19e siècle, émerge l’idée qu’il faut créer un champ à la frontière de la philosophie, de la psychiatrie et de la justice. Un champ qui prend le sujet humain et sa réalité intérieure, psychique, comme objet ; le sujet en tant que tel, ni fou, ni hors la loi.
3. L’histoire
La psychologie ouvre ainsi un nouveau champ celui de l’étude d’une autre réalité, d’une intériorité du sujet avec comme objectif le comprendre et le soigner. La première utilisation du mot date de 1575, puis régulièrement employé au XVIIIe siècle.
On parle de troubles psychiques lorsqu’il y a dysfonctionnement de l’expérience subjective et/ou du comportement indépendamment de tout facteur somatique.
Au 19e Siècle, se pose avec force la question de comment se saisir de cette réalité là puisqu’elle n’est pas visible. La forme (visage, morphologie, crâne) en dit-elle quelque chose ? Comment proposer une méthode scientifique ?
Dès la naissance de la discipline, deux courants s’opposent et créent deux filiations toujours repérables aujourd'hui.
3.1 Le spiritualisme
Courant scientifique, issu de la tradition philosophique et de la métaphysique.
Pour Victor Cousin (1792-1867), la psychologie est fondée sur la philosophie rationnelle et la méthode introspective. « Le champ de l’observation philosophique, c’est la conscience ... La méthode psychologique consiste à s'isoler de tout autre monde que celui de la conscience. » (1826)
Théodore Jouffroy, de l'école éclectique, affirme que la psychologie est prête à devenir une science à part entière "Cette science des faits de conscience, distincte de la physiologie par son instrument et son objet, doit porter un nom qui exprime et constate cette différence ... celui de psychologie, consacré par l'usage nous paraît préférable, car il désigne les faits dont la science s'occupe , par le caractère le plus populaire, qui est d'être attribués à l'âme." (1826). Pour lui, la psychologie est la science du principe intelligent or ce même principe en est l’instrument ; ainsi la psychologie commence dans la conscience de chaque homme.
3.2 Le positivisme et la méthode expérimentale
Courant scientifique, issu de la phrénologie, qui exclut toute métaphysique pour s’en tenir aux faits.
Ainsi, François Joseph Victor Broussais (1772 - 1838), dans une vision matérialiste, prône la supériorité de l'approche physiologique sur la psychologie de l'école éclectique.
Dans son prolongement, Auguste Comte (1798-1857), positiviste, soutient que l’esprit humain doit renoncer à connaître l’essence des choses et se borner à l’observation des faits d’expérience et de leurs relations invariables.
En 1870, Théodule Ribot publie un ouvrage "La psychologie anglaise contemporaine, où il critique la psychologie spiritualiste et promeut une psychologie à caractère scientifique qui a le droit d'exister à côté et en dehors de la philosophie et de se constituer en science autonome. expérimentale
Il soutient ensuite le premier doctorat de psychologie scientifique(1873), affirmant que « la psychologie dont il s’agit ici sera donc précisément expérimentale : elle n’aura pour objet que les phénomènes, leurs lois et causes immédiates ; elle ne s’occupera ni de l’âme, ni de son essence car cette question étant en dehors de la vérification appartient à la métaphysique »
La psychologie devient une discipline scientifique, enseignée à l’université, elle est alors très marquée par les sciences dures et surtout la biologie. Elle évoluera vers le behaviorisme (étude du comportement). Ainsi, Watson veut étudier l'homme avec les mêmes méthodes objectives que l’animal, sur le modèle Stimulus/Réponse, avec l'idée de la boite noire car les mécanismes mentaux seraient invérifiables.
Mais c’est une impasse car la psychologie a alors perdu son objet. Cette psychologie évoluera donc ensuite vers la psychologie cognitive grâce notamment à l'apport de la Gestalt ou psychologie de la forme.
II. Les différents champs de pratiques et de recherche en psychologie
1. La psychopathologie
La psychopathologie correspond à l’étude des maladies mentales et des troubles et dysfonctionnements de la personnalité avec une visée diagnostique et thérapeutique. A ce titre, elle entretient un lien privilégié avec la psychiatrie. Quant à la place a laisser à la psychanalyse à l'intérieur de ce sous-champ disciplinaire, elle fait aujourd'hui l'objet d'importantes polémiques.
Dans Arbor&Sens, nous nous inscrivons toutefois résolument dans cette filiation et consacrons une page entière à une introduction à la psychopathologie et une autre à une introduction à la psychanalyse.
2. La psychophysiologie
Lien privilégié avec la biologie
2 postulats :
« Il existe un lien entre corps et psychisme »
« L’homme est du temps accumulé »
Objet : mettre en relation les processus psychiques, cognitifs et les comportements avec des phénomènes biologiques
Méthodes :
Tests chez les sujets sains et chez sujets souffrant de pathologies (neuroimagerie et paradigme lésionnel) Modèles animaux
Cela permet de rassembler des faisceaux d’arguments avec éventuellement des liens de cause à effet.
3. La psychologie cognitive
Objet : étudier les grandes fonctions psychologiques de l’être humain et dégager des lois générales de la pensée
Cognition : ensemble des processus par lesquels l’individu acquiert des informations sur son environnement
Champs
Langage (psycholinguistique : pex quelle est l’organisation des mots dans la mémoire ?)
Raisonnement, Perception, Attention, Mémoire
Méthode : expérimentale
4. La psychologie du développement
Lien à la biologie, dont théorie de l’évolution
Objet : origine, évolution et involution de l’être humain dans ses aspects cognitifs, sociaux et affectifs
PIAGET, Freud
5. La psychologie clinique
Objet : comprendre et expliquer le fonctionnement psychique humain et ses troubles.
Méthodes : étude approfondie de cas individuels aussi bien dans le registre du normal que du pathologique.
Théorie édifiée après la seconde guerre mondiale par Daniel LAGACHE
6. La Psychologie sociale
Objet : Etude des relations interpersonnelles, intergroupales et des rapports entre l’homme et la société qui l’entoure.
5 grands champs
- socialisation
- relations interpersonnelles
- groupe
- institutions et organisations
- masse et foule
Née fin XIX, avec Tarde et Le bon. L’émergence de cette discipline correspond à l’entrée dans une nouvelle ère économique et sociale.
7. La psychologie inter et transculturelle
A construire
III. Place de la psychologie dans l'horizon des sciences humaines aujourd'hui
A construire
Conclusion
La psychologie est le champ scientifique qui a pour objet l’étude du psychisme. Mais le terme de psychisme n’est pas si simple à définir. De quoi s’agit-il ? D’une intériorité ? Lorsque cette idée s’impose aux penseurs un nouveau champ est né
La question est alors : Comment atteindre cette intériorité ? De quoi s’agit-il ? Comment se constitue-t-elle ? Le corps en révèle-t-il quelque chose ? Le comportement, le discours, les attitudes ? Dois-je aller la chercher en moi ? Ces hésitations expliquent les différents objets, la diversité des méthodes et des approches en psychologie, l'émergence de sous-disciplines.
La psychologie est hétéroclite, diverse et pleine de contradictions car elle traduit des tentatives nombreuses pour atteindre cette réalité autre, pour en comprendre la nature et l’origine. Elle se trace une voie à l’intérieur des sciences humaines et en lien avec chacune d’entres elles.
La psychologie questionne et si elle se risque à établir des corrélations, à émettre des hypothèses, elle ne saurait répondre à tout. Entre inné et acquis, dedans et dehors, les questions demeurent et traversent ce champ. Les attitudes expertes ne doivent pas nous faire oublier que la psychologie est un espace ouvert où entre nature et culture, sauvagerie et socialité, poussées organiques et influence du milieu, se constitue le sujet .
Plus qu’un ensemble d’explication, la psychologie est un espace de rupture. Les théories, les concepts, les grilles d’analyse qu'elle propose doivent être questionnées et non assimilées.
Bibliographie
FOUCAULT Michel, 1972, Histoire de la folie à l’âge classique, Paris, Gallimard, coll. « tel ».
FOUCAULT Michel, 1975, Surveiller et punir, Paris, Gallimard, coll. « tel ».
LIEURY Alain, 2000, Introduction à la psychologie, Paris, Dunod, "Les topos".
MALSON Lucien, 1964, Les enfants sauvages, Paris, 10/18.
NICOLAS Serge, 2001, Histoire de la psychologie, Paris, Dunod, "Les topos".
NICOLAS Serge, 2002, Histoire de la psychologie française. Naissance d’une nouvelle science, Paris, In press,
ROGERS Carl, Le développement de la personne, 1968, Dunod, Paris.
Pour aller plus loin
A venir
