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Occuper une fonction d'encadrement

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Qu’est-ce qui peut légitimer qu’on tienne d’un coté, qu’on conserve une souplesse d’un autre ? L’ajustement vient-il nécessairement mettre à mal le cadre qui sert d’étai au travail ?

Est-ce qu’au contraire la rigidité ne vient-elle pas, elle aussi, attaquer le cadre ?

Les questions de cadre sont souvent énoncées sous la forme d’un tenir et d’un lâcher.
Un des enjeux lorsque l'on souhaite

Occuper une fonction d'encadrement dans un esprit démocratique est un enjeu majeur. de ne pas entamer par notre propre rapport au cadre, le processus de subjectivation chez ceux avec qui nous travaillons.

Encadrer suppose d'accepter la création d'une relation assymetrique


 

L'encadrement, une fonction à l'épreuve du pouvoir et de l'autorité
 

Le pouvoir est un concept d’une grande complexité. Sa définition n’est pas figée, elle évolue en permanence, comme les domaines dans lesquels les enjeux de pouvoir se nouent : la vie sociale, politique et économique, les entreprises et les organisations, les relations sociales et professionnelles, les individus.

Pour poser quelques jalons quant à la compréhension des phénomènes de pouvoir, nous proposons de retenir que le pouvoir est la capacité de produire des effets désirés, de réaliser sa propre volonté.

Sur le plan interpersonnel, le pouvoir renvoie à la capacité d’influencer autrui.

 

Selon ?????????,  le pouvoir relève d'une « relation à caractère sacré de type asymétrique établie entre un homme ou un groupe de sujets pouvant former un ensemble ou un appareil spécifique, définissant les fins et les orientations de la société, disposant de l’usage légitime de la violence et un groupe plus ou moins large d’individus qui donnent leur consentement aux normes édictées. Ce consentement peut être obtenu par l’intériorisation des valeurs sociétales, l’adhésion active aux orientations proposées, par la fascination ou la séduction exercée par les hommes dominants, par la crainte des sanctions. »

 

Pour Michel Crozier, les relations de pouvoir dans les organisations ont pour particularité de permettre aux individus ou aux groupes d’individus de négocier les conditions de leur participation précisément grâce à ces marges de manœuvres, ou zones d’incertitudes. 

 

Le terme même de pouvoir recouvre plusieurs concepts, dont celui d’autorité auquel il fut longtemps assimilé.

 

L'autorité, elle, peut être définit comme le pouvoir de se faire obéir sans avoir recours à la violence ni à la persuasion. (Olivier Reboul, Philosophie de l’éducation) Elle implique une forme d’obéissance dans laquelle les hommes conservent leurs libertés. Elle se différencie du pouvoir car elle est déterminée socialement par le statut de celui qui l’exerce. Le pouvoir lui s’exerce au niveau interpersonnel, c’est une puissance de droit ou de fait détenue sur quelqu’un ou sur quelque chose.

 

L’autorité implique la contrainte ainsi qu’une relation inégalitaire Dans les modèles contemporains, le plus souvent l’autorité n’est plus naturelle comme avant. Elle devra donc être légitimée pour pouvoir s’exercer. Légitimée par sa finalité éthique. C'est-à-dire qu’en aucun cas l’autorité peut être entendue comme un pouvoir exercé pour soi mais comme un moyen à mettre au profit du collectif. Concrètement, elle vise à instaurer et maintenir un cadre et être garant des limites.

 

La structure (hiérarchique) distribue des positions relatives les unes par rapport aux autres, investie d’une dose de pouvoir légitime variable (de nulle à forte). Un statut ne prend son sens que par rapport à d’autres positions, c'est-à-dire en référence à l’ensemble de la hiérarchie du pouvoir officiel.

Le pouvoir est alors l’autorité, la puissance de droit ou de fait détenue par quelqu’un ou par une instance. On parle de pouvoir en tant qu’autorité constituée : pouvoir législatif, pouvoir exécutif, pouvoir politique, juridique…

Par exemple, dans un établissement médico-social, le pouvoir médical (psychiatre)

- pouvoir judiciaire (le placeur, le prescripteur, juge pour enfants)

- pouvoir administratif et politique (orientation en termes de politiques publiques, compétences décentralisées des collectivités locales, mais aussi politiques et buts de l’association gestionnaire de l’établissement..)

 

Abordés en ces termes, il est intéressant de rechercher comment ces pouvoirs « cohabitent », se croisent, se chevauchent, œuvrent en complémentarité.

 

Les types de pouvoir peuvent s’entendre aussi, en psychologie sociale, comme les formes d’exercice de l’autorité, parfois désignées sous la notion de styles de commandement (pouvoirs autocratique, anarchique/laisser faire, démocratique)

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Bibliographie

Crozier, M. (1981). L'acteur et le système

 

Guimarães, L.-V.-M. (2019). Clinique du pouvoir (clinical approach to power – clínica del poder) Dans A. Vandevelde-Rougale, P. Fugier, Avec la collaboration de V. De Gaulejac Dictionnaire de sociologie clinique (p. 116-119). érès.

 


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