top of page

Service de Maintien à domicile - C4
Dispositif d'accompagnement d'équipe

Description

Ce dispositif d'accompagnement propose, préalablement à l'actualisation du projet de service, un travail de réflexion partagée sur plusieurs éléments incontournables :

  • Définitions et fonctions d’un projet de service

  • Evaluation et critique du projet actuel. Est-il à jour et adapté ? Les professionnelles peuvent-elles se l’approprier ?

  • Emergence de propositions pour se doter d’un « Projet rénové »

Objectifs généraux

  • Contribuer à développer une posture réflexive chez les participantes sur leurs activités professionnelles, leurs métiers, rôles et fonctions, leurs relations entre elles, avec les usagers et leurs proches, ainsi que sur leurs rapports à leur établissement d’appartenance.

 

  • Permettre au collectif de travail de s’engager dans une démarche d’élaboration et de co-construction afin de soutenir l’appropriation du projet de service par chacune ainsi les dynamiques institutionnelles.

 

  • Favoriser la reconnaissance et la valorisation du travail quotidien des équipes, au travers d’une évaluation à visée objectivante de ce qui est réellement fait par chacun.

Durée

Afin de concilier ce dispositif avec les contraintes organisationnelles et budgétaires du service, il est décidé d’avancer pas-à-pas dans cette démarche en programmant tout d’abord trois séances de deux heures avec chacun des groupes puis une séance de comité de pilotage pour faire le point sur l’avancée du travail et les suites à y donner.

programmation sept-dec 2025.GIF

Groupe A

Synthèse des premiers échanges

Séance 1

Les collègues ne se connaissent pas. Il y a très peu de communication et chacune a sa façon de travailler.

Relation avec le SSIAD

  • On a des façons très différents de travailler

  • Elles ont des horaires fixes et des contrats à temps plein, nous on est payé à l’heure.

  • Prise de service à 7h à la C4 – transmissions puis départ vers les bénéficiaires à 7h30 – retour à la C4 à 11h30

  • Elles interviennent bien souvent en binôme

  • Elles interviennent sur prescription médicale et les gens ne paient rien

  • Elles n’interviennent pas au bout du canton

  • Elles sont 9 ou 10, nous sommes 50.

  • « Comme c’est des AS, elles se sentent supérieures ; impression d’être leur boniche »

 

Le public

 En 16 ans, il y a eu une évolution du public. Il y a beaucoup plus de personnes attentes de démence.

« Nous on est là pour des personnes âgées vieillissantes pas pour des personnes qui ont des problèmes mentaux » (question du partenariat avec l’hôpital de Villiers-Saint-Denis).

« Faut-il rentrer dans leur jeu ou changer de conversation ? »

Et que faire avec une personne dépressive ?

La question des attentes quant à l’aide à domicile : « dans ma formation, on m’a bien dit de ne jamais obliger les gens »

Besoin de formation

CESU (contrat direct avec les usagers, plus avantageux pour tout le monde.

 

Séance 2

« On s’est rendu compte qu’on chantait la même chanson ».

On nous demande plein de choses pour lesquelles on n’est pas formé/habilité (ex. pénilex)

Glissement de responsabilité

Dur de refuser alors que les gens ont besoin d’aide. Ils arrivent à nous faire faire des choses qu’on ne veut pas.

Peut-être que le service dans son ensemble à du mal à dire non. « Ils prennent tout et n’importe quoi » ne se renseignent pas, des gens devenus grabataires.

Pourquoi ne pas établir un GIR min pour nos interventions ?

Le rapport au temps

Impossible de passer mois de 45 min pour gérer petit déjeuner et toilette.

La question de l’intime

« Est-ce normal qu’il bande ? »

Quand ils peuvent faire, on ne fait pas pour eux.

« J’ai ma blouse, je fais mon travail, je me préserve »

Séance 3

Les troubles psychiques : ça déstabilise, ça touche notre sensibilité, ça nous renvoie à notre enfance.

 "c'est dur de faire ce boulot quand on ne va pas bien soi-même"

Plusieurs collègues sont parties récemment en burn out.

Quand quelque chose ne va pas, il faut le dire; ça ne sert jamais à rien de parler.

Un désaccord apparait dans le groupe entre celles qui n'aurait pas de problème et ne souhaiteraient plus venir aux séances et celles qui souhaiteraient que ce travail reste obligatoire pour toutes. 

Le groupe interroge alors le rôle attendu de la C4, le sens du collectif, les avantages et inconvénients des CESU et la question du service public.

Arbor&Sens

est développée par 

rsz_interligneslogo.gif

SCOP à responsabilité limitée et capital variable

Siège social : 15 rue Jean Antoine de Baïf

75013 Paris

SIRET : 822 367 397 00020  APE : 7220Z

  • Facebook Social Icon
bottom of page